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Fonction publique : le dossier du temps de travail sera-t-il le dernier gros dossier pour Annick Girardin ?

« En France, la fonction publique représente 5,4 millions d’agents. Répartis sur plus de 700 métiers, ces agents assurent la sécurité des Français, les soignent, les forment mais aussi les accompagnent dans leurs démarches », soulignait la ministre de la Fonction publique lors de la cérémonie des vœux, le 30 janvier.

Annick Girardin s'est en effet attachée à rappeler le rôle de liant que jouent des fonctionnaires « au cœur du pacte républicain » et qui n'exercent pas un métier comme les autres. « Par leur engagement, ces derniers sont les garants de l’équilibre social et de nos principes fondamentaux de liberté, d’égalité, de fraternité. Le travail des fonctionnaires, vous le savez, c’est de construire la République jour après jour et d’en pérenniser l’héritage », a-t-elle ajouté.

Rappelant les fondements républicains, la ministre a visé les valeurs défendues de solidarité, de redistribution, d’entraide mais aussi d’éthique et d’exemplarité des agents. Ces « quelques vérités à l’heure où elle ne cesse d’être montrée du doigt comme responsable de tous les maux de notre société, à l’heure où des caricatures sont répandues dans l’opinion sur les prétendus privilèges et avantages des fonctionnaires ».

N'hésitant pas à évoquer « la menace directe sur notre modèle social », Mme Girardin a souligné l'effet néfaste d'opposer catégories de personnels et de créer des clivages « absurdes » entre secteurs public et privé.

« L’héritage de ceux qui n’en ont pas »

« Ceux qui proposent de supprimer 500 000 emplois dans la fonction publique ignorent sa vocation première. La fonction publique est l’héritage de ceux qui n’en ont pas. De l’école à l’hôpital, de la Sécurité sociale à la police et la gendarmerie, les services publics sont indispensables au bon fonctionnement de la société. Comme le rappelait Marylise Lebranchu avant moi, ils sont les garants de l’équilibre social. (...) Notre pays n’a pas besoin de suppressions de pans entiers de l’action publique mais de solidarité et d’un programme politique à la hauteur des défis de la France », a défendu la ministre de la Fonction publique.

Rappelant son accord pour le dégel du point d’indice de rémunération des fonctionnaires de 1,2 % (0,6 % en juillet 2016 et 0,6 % en février 2017), Annick Girardin a souligné la densité des négociations avec les représentants syndicaux des fonctionnaires.

Trois axes prioritaires, pour le ministère, ont ainsi été privilégiés :

  • la laïcité avec la mise en place en juin 2016 de la commission « laïcité et fonction publique » qui a mobilisé plusieurs universitaires, chercheurs, experts et fonctionnaires, pour aboutir à la remise d’un rapport, en décembre dernier.
  • L’innovation dans la fonction publique visant à optimiser les outils pour renforcer les politiques publiques à travers notamment la création d’un fond d’innovation RH d’1 million d’euros. Des initiatives prises, partout en France, pour innover et anticiper les transformations de la fonction publique à l’horizon 2025 seront présentées le 7 mars prochain.
  • Enfin, l’engagement des jeunes dans la fonction publique. « Nous avons ainsi pris de vraies dispositions en faveur des jeunes notamment en matière d’ouverture de la fonction publique à la diversité. Et ce à travers une série d’amendements de la loi Egalité et citoyenneté promulguée avant-hier », défendait-elle.

Carrières, mobilité, déontologie, formation et temps de travail...

La ministre a surtout rappelé les nombreux champs de négociations qui ont abouti à l'adaptation ou la création de nouvelles règles visant notamment la « reconnaissance des fonctionnaires dans la spécificité de leurs missions ».

Ainsi, en a-t-il été des règles précisées par la loi relative à la déontologie et aux droits et devoirs des fonctionnaires du 20 avril dernier, de la mise en œuvre des mesures sur les carrières et les rémunérations (PPCR), de l'ordonnance mobilité entre les trois fonctions publiques (loi sur la déontologie) avec la loi égalité réelle en outre-mer pour la mobilité des fonctionnaires ultramarins, et plus récemment de l'ordonnance sur la CPA pour conforter le droit individuel à la formation des fonctionnaires...

Annick Girardin, non sans rappeler l'échéance des élections présidentielles de 2017, a affirmé sa volonté de poursuivre l'effort notamment sur les questions de logement des fonctionnaires en île-de-France, le compte épargne-temps, la question du temps de travail. Un projet de circulaire rappelant la règlementation est actuellement en projet sur cette dernière question...

« Il en va de l’exemplarité de la fonction publique et c’est de courage managérial dont nous avons besoin. Mais ma position est claire : faire respecter les 35 heures. Elle n’est pas le passage à 37 ou 39 heures dans des conditions hasardeuses et conduisant à des baisses de rémunération pour les agents », a-t-elle souligné.

Un plan d’ouverture de la fonction publique et de promotion de la diversité sera présenté prochainement avec des « mesures fortes en faveur de l’égalité femmes-hommes puisque dans quelques jours, la Députée Françoise Descamps-Crosnier, que je salue chaleureusement, remettra son rapport au Premier ministre sur le sujet ».

La ministre de la Fonction publique a enfin insisté sur le rôle du service public et des fonctionnaires dans le redressement de la France. « La fonction publique du XXIème siècle que j’appelle de mes vœux, c’est une fonction publique ancrée dans les attentes des français, capable de relever les défis de la modernité et d’anticiper les évolutions du monde », a conclu Madame Girardin.

 

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